Cette fois sera la bonne, vous avez décidé d'arrêter de fumer. Pour savoir quelle méthode vous permettra le plus facilement de relever ce défi.
Si vous avez décidé de prendre de bonnes résolutions, voici quelques infos sur les méthodes à utiliser pour vous débarrasser de vos mauvaises habitudes.
Les patchs ou timbres à la nicotine
Les gommes (ou "chewing-gum") à la nicotine
Les comprimés sublinguaux et les comprimés à sucer
L'inhaleur
Les cigarettes sans tabac
Le Zyban®
Les psychothérapies comportementales
L'acupuncture
L'homéopathie
L'hypnose
Responsable de la dépendance, lanicotine permet également de la combattre grâce à l’utilisation desubstituts dans le cadre d’un sevrage tabagique. On prête ainsi à cettesubstance autant de vices que de vertus… Sachez distinguer le vrai dufaux
"La nicotine de la cigarette est responsable de la dépendance au tabac" VRAI
Lanicotine est la seule substance à ne pas être toxique dans lacigarette. Elle possède un effet stimulant. En se fixant sur desrécepteurs particuliers au niveau du cerveau - les récepteursnicotiniques -, elle favorise la libération de dopamine dans lecerveau. Tous les produits psycho-actifs qui peuvent déclencher unedépendance chez l'homme ont en commun une propriété : ils augmentent laquantité de dopamine disponible dans une zone du cerveau, le circuit derécompense. Mais ce neurotransmetteur en excès va également accélérerle rythme cardiaque, augmenter la pression artérielle et réduirel’appétit. La dépendance physique qu’elle entraîne est cependant decourte de durée et ne perdure pas au-delà de quelques jours. Son arrêtbrutal peut entraîner des signes de manque : irritabilité, anxiété etmaux de tête.
"Les substituts nicotiniques renforcent la dépendance à la nicotine" FAUX
Iln’existe pas de dépendance aux substituts nicotiniques mais à lanicotine. Même si la nicotine des cigarettes et celle des substitutscorrespond à la même molécule, elle n’est pas administrée de la mêmefaçon dans les deux cas. Fumer permet à la nicotine d’atteindre lecerveau en quelques secondes via le système artériel pulmonaire alorsqu’elle diffuse très lentement par voie veineuse dans le cas dessubstituts. Qu’il s’agisse des patchs, des gommes, des pastilles ou desinhalateurs, tous reposent sur le même principe : la diffusion lente etrégulière de doses plus ou moins faibles de nicotine. A mesure que leurdosage diminue, ils permettent de se libérer de la dépendance physique.
"Les substituts nicotiniques sont contre-indiqués chez certains patients" FAUX
Iln’y a aucune contre-indication à la prise de substituts nicotiniques.Ce ne sont pas des médicaments mais seulement des "coups de pouce" dansle cadre d’un sevrage tabagique. Ils permettent une désaccoutumanceprogressive à la nicotine. L’idéal serait, bien sûr, de ne pascommencer à fumer !
"La nicotine n’est pas cancérigène" VRAI
Aforte dose, la nicotine peut être toxique. Néanmoins aux doses ques’administre un fumeur, elle n’a pas cet effet toxique. Ce sont les 4000 substances chimiques qui l’accompagnent dans la fumé de tabac(goudrons, monoxyde de carbone - CO -, métaux lourds…) qui sontdangereuses. Les goudrons sont les principaux responsables dudéveloppement de cancers.
"La nicotine des substituts ne réduit pas les bénéfices de l’arrêt de la cigarette" VRAI
Eneffet, les autres composés étant supprimés, les bienfaits de l’arrêt sefont ressentir dès le premier jour. Le CO disparaît de l’organisme en24 heures après l’arrêt du tabac. En effet, ce gaz est toxique car ilse fixe à la place de l’oxygène sur les globules rouges ce qui diminuel’oxygénation du corps. Les autres composés comme les substancesirritantes et les goudrons, responsables de l’apparition des cancers,disparaissent ensuite. Concernant l’apport de nicotine, en plus d’êtremoins brutal, il n’est pas nocif pour le système cardiovasculairelorsque la nicotine est diffusée lentement par voie veineuse.
"Il est possible d’utiliser plusieurs substituts nicotiniques différents à la fois" VRAI
Celafacilite même la désaccoutumance. Malgré une libération prolongée denicotine par les patchs, une forte envie peut être ressentie au momentdes cigarettes importantes (après le repas ou en compagnie d’autresfumeurs par exemple), les pastilles ou les gommes permettent alors desatisfaire ce besoin et calment le désagrément du manque. Apaisé, lefumeur réalise que la cigarette n’est pas le seul moyen de setranquilliser ce qui renforce sa volonté d’arrêter.
"Il est possible d’utiliser des substituts nicotiniques de façon occasionnelle" VRAI
Lorsd’un long spectacle ou d’un voyage en avion, le fumeur peut avoirrecours aux substituts nicotiniques de forme orale pour faciliter cetteépreuve d’abstinence temporaire. Par ailleurs, même s’il ne souhaitepas forcément arrêter de fumer, le fumeur prendra éventuellementconscience que ces formes de remplacement de la nicotine s’avèrentefficaces. A partir de là, il envisagera peut être même d’entamer unsevrage tabagique.
"Il est dangereux de fumer quand on prend déjà des substituts nicotiniques" FAUX
Consommerdes substituts nicotiniques réduit la prise de cigarettes ce qui réduitl’intoxication tabagique. Fumer alors que l’on est sous substitutnicotinique augmente l’apport de nicotine, pouvant allonger la périodede sevrage puisque les récepteurs nicotiniques sont alors plus longs àse refermer. Il n’est pas plus dangereux de fumer quand on prend dessubstituts que de fumer seul. C’est même parfois nécessaire pour lesfumeurs qui ne veulent pas quitter la cigarette du jour au lendemain.Il est cependant recommandé de ne pas continuer à fumer trop longtempspour favoriser le sevrage tabagique. Par ailleurs, si le besoin defumer se fait sentir c’est peut-être parce que le dosage du substitutest insuffisant, il faut donc le réévaluer. Par contre, la nicotinerestant présente dans la couche la plus superficielle de la peaupendant au moins deux heures après avoir retiré le patch, il estinutile de l’enlever juste au moment de fumer une cigarette !
"Il est dangereux de prendre des substituts nicotiniques pendant la grossesse" FAUX
Sachantque le CO diminue l’apport d’oxygène au futur bébé, c’est lui qui esttoxique pour l’embryon. Dès l’arrêt du tabac, le CO disparaît en 24heures et une bonne oxygénation peut reprendre. L’apport de nicotinepar les substituts est moins important que lorsqu’on fume. Même sil’idéal serait de ne pas consommer de nicotine du tout, mieux vaux laconsommer seule qu’accompagnée des 4 000 composés toxiques présentsdans la fumé de tabac !
"Il est possible de faire une "overdose" de nicotine" FAUX
Uneconsommation excessive de tabac ou de substituts nicotiniques conduitaux mêmes symptômes : nausée, bouche pâteuse, insomnie, impressiond'avoir trop fumé. Ces sensations sont désagréables mais ne présententpas de danger. Il est évidemment plus ennuyeux d’avoir assimilé lanicotine accompagnée des 4 000 composés chimiques toxiques présentsdans une cigarette que la seule nicotine contenue dans les substituts.
"Il n’y a pas d’âge pour prendre des substituts nicotiniques" VRAI
Bienqu’officiellement la vente de cigarettes soit actuellement interditeaux moins de 16 ans, les jeunes fument. L’Autorisation de mise sur lemarché n’a autorisé la vente des substituts qu’aux jeunes de plus de 15ans. Cependant, bon nombre de tabacologues considèrent qu’il n’y aucuneraison qu’un âge minimum soit requis pour vouloir arrêter de fumer. Parailleurs, les substituts nicotiniques ne favorisent pas la dépendancemais aident au contraire à s’en affranchir, ils sont vendus sansordonnance.
"Il est possible de prendre des substituts nicotiniques en plus d’un médicament anti-tabac" VRAI
Iln’y a aucune contre-indication à prendre du Zyban ® et des substitutsnicotiniques. Concernant le Champix®, aucune étude sérieuse n’a étéconduite pour le moment, mais il ne semble pas y avoir de danger àassocier ce médicament à des substituts nicotiniques.
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Vista(s): 2007
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